mardi 24 août 2010
lundi 23 août 2010
dimanche 22 août 2010
samedi 21 août 2010
vendredi 20 août 2010
Nicolas de Stael
"Plus l'ombre est précise, forte, inévitable, plus on a la chancede faire vite, clair , foudroyant
jeudi 19 août 2010
mercredi 18 août 2010
mardi 17 août 2010
lundi 16 août 2010
dimanche 15 août 2010
samedi 14 août 2010
Nicolas de Stael
“L’instinct est de perfection inconsciente et mes tableaux vivent d’imperfection consciente”.
jeudi 12 août 2010
mercredi 11 août 2010
mardi 10 août 2010
J'ai récupéré mon internet et vais pouvoir vous lire...
lundi 9 août 2010
vendredi 6 août 2010
Carlos Saura ; Les yeux bandés
"S comme...
Carlos Saura
Son nom apparaît au moment où celui de Juan Antonio Bardem commence à décliner, et il devient rapidement le chef de file du nouveau cinéma espagnol qui émerge dans les années 60, lorsque le poids du franquisme sur la culture s'allège quelque peu. Il décroche deux fois l'Ours d'argent à Berlin, en 1966 pour La Chasse et en 1968 pour Peppermint frappé. Les dix années qui séparent Le Jardin des délices (1970) de Vivre vite (1980) sont marquées par une succession de films importants, Ana et les loups, La Cousine Angélique, Cria cuervos, Elisa vida mia, Les Yeux bandés, qui obtiennent un succès international sans que Carlos Saura fasse quelque concession que ce soit à la facilité. Ses thèmes propres - la mémoire, la famille, le rapport enfant-adulte, le refoulement sexuel, le poids du passé - sont parfaitement mis en valeur par son scénariste attitré, Rafael Azcona, et son actrice (alors son épouse) Geraldine Chaplin, avec laquelle il tournera neuf films. Paradoxalement, la fin du franquisme et la libéralisation du régime, qui auraient dû lui permettre de s'exprimer pleinement, correspondent à une baisse d'inspiration et les réussites deviennent rares, Ay Carmela ! (1990) excepté. Il se consacre à des sujets moins personnels, adaptations de Lorca ou de Bizet, s'intéresse à la danse et à la musique (L'Amour sorcier, Flamenco, jusqu'à son très récent Fados, 2007), dans des productions nombreuses et irréprochables mais dont l'intérêt s'effrite. Mais, pour les six ou sept titres des années 70 qui demeurent des perles étranges, et le regard inoubliable d'Ana Torrent dans Cria cuervos, on peut lui conserver longtemps encore une reconnaissance certaine."
Carlos Saura
Son nom apparaît au moment où celui de Juan Antonio Bardem commence à décliner, et il devient rapidement le chef de file du nouveau cinéma espagnol qui émerge dans les années 60, lorsque le poids du franquisme sur la culture s'allège quelque peu. Il décroche deux fois l'Ours d'argent à Berlin, en 1966 pour La Chasse et en 1968 pour Peppermint frappé. Les dix années qui séparent Le Jardin des délices (1970) de Vivre vite (1980) sont marquées par une succession de films importants, Ana et les loups, La Cousine Angélique, Cria cuervos, Elisa vida mia, Les Yeux bandés, qui obtiennent un succès international sans que Carlos Saura fasse quelque concession que ce soit à la facilité. Ses thèmes propres - la mémoire, la famille, le rapport enfant-adulte, le refoulement sexuel, le poids du passé - sont parfaitement mis en valeur par son scénariste attitré, Rafael Azcona, et son actrice (alors son épouse) Geraldine Chaplin, avec laquelle il tournera neuf films. Paradoxalement, la fin du franquisme et la libéralisation du régime, qui auraient dû lui permettre de s'exprimer pleinement, correspondent à une baisse d'inspiration et les réussites deviennent rares, Ay Carmela ! (1990) excepté. Il se consacre à des sujets moins personnels, adaptations de Lorca ou de Bizet, s'intéresse à la danse et à la musique (L'Amour sorcier, Flamenco, jusqu'à son très récent Fados, 2007), dans des productions nombreuses et irréprochables mais dont l'intérêt s'effrite. Mais, pour les six ou sept titres des années 70 qui demeurent des perles étranges, et le regard inoubliable d'Ana Torrent dans Cria cuervos, on peut lui conserver longtemps encore une reconnaissance certaine."
jeudi 5 août 2010
mercredi 4 août 2010
mardi 3 août 2010
lundi 2 août 2010
dimanche 1 août 2010
Photographie
Falaise
Éboulis blanc à ses pieds
Je regarde la mer
Elle hausse le ton face à cet épaulement détaché
Presque hautain.
Plusieurs essais se dénouent en effilochages perlés de sauts irrationnels torsadés
Pas de deux
la lutte a lieu dans un plan frontal
Un souvenir se déroule en mémoire
La ligne cicatricielle des brisures
Gigantesque mâchoire
Une mouette glisse
Un cri
L'âme plonge dans ce visage frappé de deuil dont la lumière fuit
Je photographie
Éboulis blanc à ses pieds
Je regarde la mer
Elle hausse le ton face à cet épaulement détaché
Presque hautain.
Plusieurs essais se dénouent en effilochages perlés de sauts irrationnels torsadés
Pas de deux
la lutte a lieu dans un plan frontal
Un souvenir se déroule en mémoire
La ligne cicatricielle des brisures
Gigantesque mâchoire
Une mouette glisse
Un cri
L'âme plonge dans ce visage frappé de deuil dont la lumière fuit
Je photographie
samedi 31 juillet 2010
vendredi 30 juillet 2010
jeudi 29 juillet 2010
mercredi 28 juillet 2010
mardi 27 juillet 2010
lundi 26 juillet 2010
dimanche 25 juillet 2010
samedi 24 juillet 2010
Pastel bleu
Homme découpé dans le bleu du ciel
Aveuglé il a dessiné son ombre
Bleu audible
Bleu analytique des epaces intérieurs dépareillés et absolus
Bleu oblique dans la quadrature
Bleu du rêve dans l'archet des cigales crissantes
L'homme danse dans le vif de la musique surpris d'y retrouver ses pas...
Aveuglé il a dessiné son ombre
Bleu audible
Bleu analytique des epaces intérieurs dépareillés et absolus
Bleu oblique dans la quadrature
Bleu du rêve dans l'archet des cigales crissantes
L'homme danse dans le vif de la musique surpris d'y retrouver ses pas...
mardi 20 juillet 2010
lundi 19 juillet 2010
samedi 17 juillet 2010
vendredi 16 juillet 2010
jeudi 15 juillet 2010
mardi 13 juillet 2010
lundi 12 juillet 2010
dimanche 11 juillet 2010
samedi 10 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
mercredi 7 juillet 2010
mardi 6 juillet 2010
lundi 5 juillet 2010
dimanche 4 juillet 2010
Laurent Terzieff ,"L'habilleur" juin 2009, Reprise
JEUDI 11 JUIN 2009
Laurent Terzieff : l'habilleur et la vision du monde.
Le«maitre»,est à la fois metteur en scène, acteur principal et responsable d'une petite troupe shakespeariennne.
Il doit jouer ce soir « Lear» dans un théâtre londonien.
Nous sommes en 40 et les bombes pleuvent.
Il est âgé. Ce matin il a fait une sorte d'ictus, pour lequel il a été hospitalisé raconte son «habilleur».
Doit-on annuler le spectacle de ce soir se demandent-ils tous.
«Et d'ailleurs le monde va-t-il changer qu'ils jouent ou qu'ils ne jouent pas»
Mais le maitre signe sa pancarte et revient dans un état bizarre. Il est assailli par cette angoisse que tout comédien ressent avant le lever du rideau: la sensation d'être l'esclave d'une unique passion: le théâtre et la folle envie de ne pas affronter ce soir la scène «Les gens qui ne sont pas du métier ne peuvent pas comprendre»
Norman, son «habilleur» depuis 16 ans va progressivement lui faire endosser le costume de Lear, le roi fou, lui qui désirait «une sénilité sereine...Dans une autre vie je me mettrai à la fenêtre, et je ne dépendrai de personne...»
et on voit progressivement le personnage se maquiller et naitre... retrouver quelques couleurs devant les petites satisfactions que lui renvoient ses admirateurs...
Le spectacle a lieu, vu des coulisses avec sa « démesure factice » et ses incertitudes... et il est encore une fois un merveilleux roi Lear.
Après, il rejoint sa loge et dans sa chaise de repos, il meurt...laissant désemparé et revendicateur Norman.
Ronald Harwood,qui a écrit cette pièce a été lui même l'assistant d'un grand comédien et comme « All about Eve »il sait décrire le monde du théâtre et de plus il aime en montrer les dessous.
Déjà dans « Temps et contre temps » joué par Laurent Terzieff et sa troupe il avait relaté l'envers d'un décor...
Sa pièce pose pratiquement tous les problèmes théâtraux celui du rôle de chacun et du théâtre lui même, l'éventail de la forme: de la tragédie au vaudeville.
Mais surtout le titre « L'habilleur »me laisse à penser que le problème principal qui est signifié est la façon dont notre époque « habille » le comédien.
De la « représentation » d'un personnage qui se nourrit des émotions et des sensations pour atteindre le juste tout en en gardant la poésie (comme le préconise la méthode Stanislasky), une dérive, (sans doute bien aidée par le cinéma d'ailleurs ) a progressivement remplacé le métier, par le choix d'un comédien qui était dans sa vie de tous les jours le personnage et en tout cas dans son physique...
Plus besoin d'habilleur!
Ne parlons pas du cinéma qui est sans doute l'origine mais parlons aussi du ballet dans lequel de merveilleux danseuses et danseurs se sont vu accusés de ne pas avoir l'âge des personnages. Je pense à Roméo et Juliette par exemple ou Sylvie Guillem était Juliette non pas dans ce travail de surface ou il ne reste plus qu'à parfaire la danse comme le Roméo et Juliette que j'ai pu voir à New York mais dans ce travail de composition d'une extrême finesse empathique qui restitue tout et plus encore. Laurent Terzieff parle alors de « visionnaire de l'humanité »..et qui demande une grande intelligence de soi et de l'autre …
Je pense que l'opéra est aussi atteint...et je range dans la même case l' habituation progressive de l'oreille à une musique techniquement sans faute mais sans aucune couleur ...
Laurent Terzieff est l'homme-théâtre et même sa mort sur scène nous laisse désemparés... c'est dans ce vide que s'inscrit la réflexion sur la Weltanschauung...
Laurent Terzieff : l'habilleur et la vision du monde.
Le«maitre»,est à la fois metteur en scène, acteur principal et responsable d'une petite troupe shakespeariennne.
Il doit jouer ce soir « Lear» dans un théâtre londonien.
Nous sommes en 40 et les bombes pleuvent.
Il est âgé. Ce matin il a fait une sorte d'ictus, pour lequel il a été hospitalisé raconte son «habilleur».
Doit-on annuler le spectacle de ce soir se demandent-ils tous.
«Et d'ailleurs le monde va-t-il changer qu'ils jouent ou qu'ils ne jouent pas»
Mais le maitre signe sa pancarte et revient dans un état bizarre. Il est assailli par cette angoisse que tout comédien ressent avant le lever du rideau: la sensation d'être l'esclave d'une unique passion: le théâtre et la folle envie de ne pas affronter ce soir la scène «Les gens qui ne sont pas du métier ne peuvent pas comprendre»
Norman, son «habilleur» depuis 16 ans va progressivement lui faire endosser le costume de Lear, le roi fou, lui qui désirait «une sénilité sereine...Dans une autre vie je me mettrai à la fenêtre, et je ne dépendrai de personne...»
et on voit progressivement le personnage se maquiller et naitre... retrouver quelques couleurs devant les petites satisfactions que lui renvoient ses admirateurs...
Le spectacle a lieu, vu des coulisses avec sa « démesure factice » et ses incertitudes... et il est encore une fois un merveilleux roi Lear.
Après, il rejoint sa loge et dans sa chaise de repos, il meurt...laissant désemparé et revendicateur Norman.
Ronald Harwood,qui a écrit cette pièce a été lui même l'assistant d'un grand comédien et comme « All about Eve »il sait décrire le monde du théâtre et de plus il aime en montrer les dessous.
Déjà dans « Temps et contre temps » joué par Laurent Terzieff et sa troupe il avait relaté l'envers d'un décor...
Sa pièce pose pratiquement tous les problèmes théâtraux celui du rôle de chacun et du théâtre lui même, l'éventail de la forme: de la tragédie au vaudeville.
Mais surtout le titre « L'habilleur »me laisse à penser que le problème principal qui est signifié est la façon dont notre époque « habille » le comédien.
De la « représentation » d'un personnage qui se nourrit des émotions et des sensations pour atteindre le juste tout en en gardant la poésie (comme le préconise la méthode Stanislasky), une dérive, (sans doute bien aidée par le cinéma d'ailleurs ) a progressivement remplacé le métier, par le choix d'un comédien qui était dans sa vie de tous les jours le personnage et en tout cas dans son physique...
Plus besoin d'habilleur!
Ne parlons pas du cinéma qui est sans doute l'origine mais parlons aussi du ballet dans lequel de merveilleux danseuses et danseurs se sont vu accusés de ne pas avoir l'âge des personnages. Je pense à Roméo et Juliette par exemple ou Sylvie Guillem était Juliette non pas dans ce travail de surface ou il ne reste plus qu'à parfaire la danse comme le Roméo et Juliette que j'ai pu voir à New York mais dans ce travail de composition d'une extrême finesse empathique qui restitue tout et plus encore. Laurent Terzieff parle alors de « visionnaire de l'humanité »..et qui demande une grande intelligence de soi et de l'autre …
Je pense que l'opéra est aussi atteint...et je range dans la même case l' habituation progressive de l'oreille à une musique techniquement sans faute mais sans aucune couleur ...
Laurent Terzieff est l'homme-théâtre et même sa mort sur scène nous laisse désemparés... c'est dans ce vide que s'inscrit la réflexion sur la Weltanschauung...
samedi 3 juillet 2010
vendredi 2 juillet 2010
jeudi 1 juillet 2010
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