dimanche 21 octobre 2012

samedi 20 octobre 2012

Umoove Latifa Laâbissi

http://www.umoove.fr/index.php/accueil-umoove-danse-spectacle/classique-contemporaine

samedi 13 octobre 2012

mardi 9 octobre 2012

A Nathalie Wayzer Benedetti

L'écoute bienfaisante Pour Naty Si le langage peut parfois être dit «totalitaire», la mort l'est toujours, sutout la mort de son amie d'enfance. Celle avec laquelle on est née. Celle avec laquelle on a ri aux éclats, celle avec laquelle on s'est disputé aux éclats parfois pour une poupée qui n'y comprenait rien. Mais jouer n'avait pas le même sens pour elle que pour moi. Enfant prodige, enfant élevé dans le monde inhabituel et magique de la musique, qui devient l'air que l'on respire, celui qui nourrit, celui qui pénètre chaque cellule du corps pour en fixer le développement... Je me souviens très bien de tout cela des heures de travail au piano (il est encore à la même place)... A ses côté sa maman, mais aussi toute sa famille, des êtres étonnants, des hommes et des femmes qui ont traversé la guerre et leur jeunesse guidé par le hasard d'une folle envie de vivre... et le désir de transmettre leur monde artistique, celui qui les a protégé... à cette petite fille aux doigts agiles et à l'oreille exceptionnelle afin qu'elle nous le fasse entendre. . Elle était porteuse de tous les désirs de résurrection... mais pas n'importe comment, il fallait que le soucis de l'autre étaye cette construction forte. C'etait cela, la double hélice de vie léguée par ses parents. Au jour d'aujourd'hui, je peux dire que cette vie là, injustement trop courte, cette vie ou elle a joué, transmis son art à ses élèves, donné le jour à sa fille Ariane, a été dans la continuité d'un fil jamais laché : la musique dans toute la splendeur des oeuvres aimées et le souci de l'autre... l'écoute bienfaisante...

lundi 8 octobre 2012

Nathalie Wayzer

http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS0054_19651124/OBS0054_19651124_039.

dimanche 30 septembre 2012

Alain Resnais: Vous n'avez encore rien vu...

« Vous n'avez encore rien vu » Ce titre de bonimenteur de foire vous appelle comme un aimant. On se laisse aller en amant subjugué, par cette histoire de regard, qui erre des mythes grecques jusqu'à la représentation filmée d'une pièce de Jean Anouilh  « Eurydice » ( auteur que l'on dit suranné) par une jeune troupe . Le prétexte: l'annonce à une « famille » de comédiens, (celle qui a accompagné Alain Resnais dans sa longue carrière de metteur en scène), de la mort... de celui qui les a fait jouer. Prévenus chacun brutalement par téléphone, comme les 3 coups qui autrefois précèdaient le lever du rideaux rouge, ils vont se retrouver dans la dernière maison de l'écrivain sous la houlette d'un majordome luciférien. Celui ci les invite à donner leur avis sur le talent de ces jeunes acteurs. Le lieu, le sujet, tout est là pour nous faire entrer par des miroirs subtils dans une sorte de grand vertige que le sourire tendre d'Alain Resnais borde, un peu comme une mère qui accompagne son enfant dans le sommeil, d' un conte horrible, ou il se reconnaît à la fois lui... et autre. Vertige dont il ne peut se sortir qu'en s'appaisant dans le sommeil pour renaître, tel l'oiseau phényx ,au mâtin dans la pleinitude de ses sens et de son action... La confrontation de ces générations d'acteurs est une leçon de théâtre à ciel ouvert; peu importe le sujet... peu importe l'âge... seul l'amour du théâtre les emporte...et tel le poème, la jeune troupe semble dire « Ce sont des gens qui s'aiment Qui sont passés ici. Ce ne sont plus les mêmes. Passerons nous ainsi? Et de cette interrogation « Mais enfin, répondez moi, sacrebleu! Où est Orphée? la merveilleuse dernière réplique de la pièce: montrant le couple enlacé qu'il ne voit pas, Monsieur Henri répond: « Orphée est avec Eurydice, enfin! » Cette pirouette qui ouvre toujours l'espoir de l'insoutenable légèreté de la vie qui s'échappe et rebondit:une image d'un jeune homme de 90 ans: Alain Resnais...

dimanche 9 septembre 2012

Le centaure et l'animal Bartabas et Ko Murobushi

Le Centaure et l'animal. Bartabas et Ko Murobishi du 8 au 22 septembre à la MC93 de Bobigny « Le tout est dans le tout » se confronter à lui n'est pas chose si facile...Bartabas aime les défis et la rencontre avec Ko Murobishi maître d'un butô « douloureux et violent » est une gageure. Comment réunir dans un même espace, dans un même temps, le travail sur le corps du Butô et le travail de l'homme et de son cheval ? Chacun sculpte son travail dans le vide... mais il y a une sorte de disproportion due à la mise en scène : l' homme à cheval(le centaure) se meut d'une façon ascensionnelle. L'homme du Butô retrouve son animalité... un croisement....mais juste à l'avant de la scène, cette position fait que parfois le public perd quelque chose du dialogue. La scène est vide argentée, sur un piano de côté, immobile le petit homme foetal va s'animer sur des paroles du chant de Maldoror. La pénombre oblige le regard du spectateur et son oreille à se foccaliser sur le moindre mouvement. Le rêve cauchemardesque de ce petit cheval monté par un cavalier sans visage et sans mains qui passe et repasse se jouant des volutes de son suaire gris comme Loic Fuller précurseur de la danse moderne qui la première a compris le rôle de la lumière... Bartabas est un homme d'images . Elles vont s'enchainer comme un trait indestructible dans l'éphémère; parfois un peu répétitives tel un voyage imaginaire reproduisant le lent travail d'approche de l'homme et du cheval... Cocteau est présent dans cet homme à tête de cheval dont la main calme l'intranquillité...Delacroix aussi dans la fusion vigoureuse du contemplant et du contemplé... Mais ce qui me semble à moi étourdissant c'est l'art équestre qui prend tout à coup possession de l'espace non pas dans son étendue mais dans la concentration partagée de l'homme et du cheval subjugué l'un par l'autre...  Le rassembler ... terme de la technique équestre (provoquer la mise en tension musculaire soit sur place, ou en marche sans produire d'accroissement de vitesse) donnant juste la cadence... ce terme désigne parfois lors d'un concerto le moment ou le soliste écrit sa propre variation sur le thème...C'est le moment poètique par excellence ou refusant le spectaculaire le centaure inaccessible déploie la plus haute séduction.

samedi 1 septembre 2012

vendredi 10 août 2012

Laurence anyways

Laurence anyways Trop de notes... aurait dit Joseph 2 en entendant Mozart après « L'enlèvement au sérail » premier opéra allemand, et c'est un peu la question que je me suis posée en voyant le nouveau film de Xavier Dolan « Laurence anyways » dont on n'ose plus rien dire tant ce jeune homme « à haut potentiel » a été encensé par la critique cannoise... Xavier Dolan est il Mozart? San doute le sujet de son film frise la gageure comment traiter de la trans-sexualité et de sa répercussion sur ceux qui l'entoure. Cela ne manque pas d'audace à condition que le travail et la vision ne restent pas au niveau de « Nous deux » le roman photos des années 60... à condition que la balance entre le héros et son entourage soit parfaitement maitrisée... un enfilage de scènes n'apporte rien quant à la défense d'un projet, on en sort gorgée d'ennui . Ou est donc le rythme épique de « Priscilla reine du désert » ou la délicate découverte du véritable sexe d'Exotica de Egoyan.. La caméra s'agite dans des déplacements désordonnés qui se prennent au sérieux... elle filme avec un esthètisme de carton pâte les visages au plus près. Nathalie Baye en fait les frais, anamorphose sans fond... Des clignements d'yeux de Laurence, Melvil Poupaud, aux pleurs hystériques de Fred,Suzanne Clément (qui a reçu on ne sait pourquoi un prix d'interprétation) et qui envahit l'écran, vampirise le rôle titre comme Carabosse envahit le destin d'Aurore pour nous plonger dans un sommeil de 100 ans … La bande son se remarque ce qui n'est pas bon signe. Deux heures quarante sur un sujet violé... Un conseil monsieur Dolan recommencez par le b-a, ba reprenez à la ligne « court métrage » vous y gagnerez en subtilité et éviterez l'écueil d'une mise en scène d'un jeu-vidéo de série B...

mercredi 8 août 2012

Sylvie Guillem: Aurore

Merci Nakis de tout cette patiente et belle recherche...

jeudi 26 juillet 2012

Faust

"Tu verras, dans chaque femme une Hélène" :

vendredi 22 juin 2012

Moriarty

Jun 29 Savoy du Métropolis @ Montréal Jazz Festival Montreal, Canada Jun 30 Savoy du Métropolis @ Montréal Jazz Festival Montreal, Canada Jul 06 Festival d'ete de Quebec Quebec, Canada
Moriarty Kerouac Session par franceculture

jeudi 21 juin 2012

Jacqueline Lerat, L'être et la forme Sèvres cité de la céramique

La bibliothèque de Jacqueline Lerat, Elisabeth Dousset

Jacqueline Lerat « L'être et la forme » 30 mai 29 octobre2012 à Sèvres Cité de la céramique Comment parler de l' oeuvre d'une grande céramiste? Ce travail de la terre... des mains qui façonnent sur le tour.... des pigments, de leur absence...de la chaleur du feu qui invente une couleur...tout cela a quelque chose de terriblement étrange pour le regard non averti. Il pressent l'existence d'une anteriorité lourde et d'une voyance qui se joue juste sur le bout des doigts comme une mélodie subtile... il cherche dans son corps des sensations de formes. Elles sont un peu oubliées dans cette vie zappée... Elisabeth Dousset, conservateur général du patrimoine et directeur honoraire des bibliothèques de Bourges...s'est entretenue avec Jacqueline Lerat par l'intermédiaire... de sa bibliothèque... Cette conversation bien particulière demande une écoute, une empathie et un travail de fourmis L'inventaire prècis suit le vagabondage d'une âme curieuse, hardie, qui fait à son époque le don de soi par l'intermédiaire de son oeuvre sur la matière... «Les truffes » loin de l'art culinaire mais bien proche, par l'entrelacs d'émotions qui tout à coup font revivre la personne qui a choisi le livre qui l'a annoté qui l'a « truffé » de son quotidien... La végétation de son jardin: des herbes un peu folles aux senteurs délicates qu'elle aime saisir entre deux doigts comme pour associer la science du toucher et celle d'une narine palpitante et aventureuse dans la découverte des correspondances … Des fils( sans doute ceux qu'on a sous la main) un appel à l'autre ou à l'autre-soi « il faut lire ou relire ce passage » … Des coupures de presses: le temps présent des mots qui passent devant l'irréductibilité de la forme, des cartes postales, des billets de spectacles, des tickets de métro... « Cette vie picturale est le reflet quotidien de la charge inconsciente de l'oeuvre » Mais à suivre cette fantaisie poétique, il faut aussi poser la déambulation de toute vie sur l'axe du temps … et le fabuleux travail d'Elisabeth Dousset est d'investiguer dans tous les domaines de la parution et de retrouver par son élan, la proximité de cette artiste : les livres de la formation, les livres du jeune couple les livres de la transmission pour l'ecole des Beaux Arts; des tranches de vie livrent leurs secrets...à une amie fidèle qui sait comprendre et retranscrire... Après cet exposé la très jolie phrase de Montaigne revient à mon esprit: « Si, en amitié de quoi je parle, l'un pouvait donner à l'autre, ce serait celui qui recevrait le bienfait qui obligerait son compagnon »

Battre le temps

mardi 5 juin 2012

Galerie L'Aléatoire

La Bièvre s'écoule tranparente sous nos pas, fusion des glacis, sublimation des soies. Entre deux eaux, les matières jouent de leurs artifices. Travail photographique sur papier et soie de Laurence Guez et Patricia Chichmanova 29 rue de Bièvre portes ouvertes des ateliers d'artistes Samedi et dimanche 9 et 10 juinde 14h à 20h.

Le z Arts de la Bièvre samedi et dimanche

mardi 22 mai 2012

Le Musée des racines, Thévet-Saint-Julien.

Entrelacs de pierres qui à l'assaut des murs conduit le feu Des granges
ou s'entassait le foin pour passer l'hiver et l'été ouvrent la lumière Sur ces murs, juste au dessus des racines, le patois de la nature: La vache qui vèle, le bruit du ciseau à bois, le souffle des oiseaux migrateurs, la rivière qui passe les ponts,le lilas qui sent bon dans les mains, juste cueilli, le platane droit comme un i. Sur les murs les A4 petiotes dans l'univers du Berry

Vernissage à Thévet-Saint-Julien

lundi 14 mai 2012

Carton d'invitation

Je suis donc partie pour Chateauroux avec 20 photos qui me semblaient avoir un rapport avec "les racines" puisque tel était le nom du musée...La nature avec ce qu'elle apporte de sensible un peu comme un enfant qui regarde un nuage et y voit des maisons ou un oiseau ou le visage d'un homme...ou s'imagine la maison des dieux. La nature comme un monde connu silencieux pris dans la relation esthétique du mouvement...reconnu comme de la danse enracinée dans la vision de l'homme... il danse... depuis le premier homme et l'ombre même des feuilles évoque pour lui la danse. Inquiète je l'étais... partir presque sans y penser à l'aventure...pensez donc. Je suis arrivée dans un charmant petit village repu, à l'heure du repas par les champs de colza Une gentille place, une petite église sculptée par un abbé ébéniste qui s'était beaucoup promené et avait recueilli comme moi et mes photos, des racines qui ressemblaient à des oiseaux ou des poissons bref tout un arche de Noé qui m'ouvrait ses portes pour me sauver de quelque déluge urbain. L'accrochage, j'ai joué avec des mouvements de vagues sur les hauts murs de pierres groupant les photos dans des suites composées et harmoniques... un funambule "éclairé" chanteur et suédois, directeur du musée m'a aidé... Le vernissage c'est samedi 19 mai à 18h30 à Thévet-Saint- Julien

Philippe Baudelocque

jeudi 3 mai 2012

Pour Patrick

L'édredon très doux des souvenirs porte l'enfant loin plus loin encore là ou jamais seul il n'aurait pu aller sur la pointe des pieds à bout de bras son regard à l'aurore est lancé et sème de chaque côté les fleurs imaginées