samedi 27 octobre 2012
jeudi 25 octobre 2012
lundi 22 octobre 2012
dimanche 21 octobre 2012
samedi 20 octobre 2012
Umoove Latifa Laâbissi
http://www.umoove.fr/index.php/accueil-umoove-danse-spectacle/classique-contemporaine
mardi 16 octobre 2012
samedi 13 octobre 2012
vendredi 12 octobre 2012
mardi 9 octobre 2012
A Nathalie Wayzer Benedetti
L'écoute bienfaisante Pour Naty
Si le langage peut parfois être dit «totalitaire», la mort l'est toujours, sutout la mort de son amie d'enfance. Celle avec laquelle on est née. Celle avec laquelle on a ri aux éclats, celle avec laquelle on s'est disputé aux éclats parfois pour une poupée qui n'y comprenait rien.
Mais jouer n'avait pas le même sens pour elle que pour moi.
Enfant prodige, enfant élevé dans le monde inhabituel et magique de la musique, qui devient l'air que l'on respire, celui qui nourrit, celui qui pénètre chaque cellule du corps pour en fixer le développement...
Je me souviens très bien de tout cela des heures de travail au piano (il est encore à la même place)...
A ses côté sa maman, mais aussi toute sa famille, des êtres étonnants, des hommes et des femmes qui ont traversé la guerre et leur jeunesse guidé par le hasard d'une folle envie de vivre... et le désir de transmettre leur monde artistique, celui qui les a protégé... à cette petite fille aux doigts agiles et à l'oreille exceptionnelle afin qu'elle nous le fasse entendre. .
Elle était porteuse de tous les désirs de résurrection... mais pas n'importe comment, il fallait que le soucis de l'autre étaye cette construction forte. C'etait cela, la double hélice de vie léguée par ses parents.
Au jour d'aujourd'hui, je peux dire que cette vie là, injustement trop courte, cette vie ou elle a joué, transmis son art à ses élèves, donné le jour à sa fille Ariane, a été dans la continuité d'un fil jamais laché : la musique dans toute la splendeur des oeuvres aimées et le souci de l'autre... l'écoute bienfaisante...
lundi 8 octobre 2012
Nathalie Wayzer
http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS0054_19651124/OBS0054_19651124_039.
dimanche 7 octobre 2012
vendredi 5 octobre 2012
mardi 2 octobre 2012
dimanche 30 septembre 2012
Alain Resnais: Vous n'avez encore rien vu...
« Vous n'avez encore rien vu »
Ce titre de bonimenteur de foire vous appelle comme un aimant.
On se laisse aller en amant subjugué,
par cette histoire de regard, qui erre des mythes grecques jusqu'à la représentation filmée d'une pièce de Jean Anouilh « Eurydice » ( auteur que l'on dit suranné) par une jeune troupe .
Le prétexte: l'annonce à une « famille » de comédiens, (celle qui a accompagné Alain Resnais dans sa longue carrière de metteur en scène), de la mort... de celui qui les a fait jouer.
Prévenus chacun brutalement par téléphone, comme les 3 coups qui autrefois précèdaient le lever du rideaux rouge, ils vont se retrouver dans la dernière maison de l'écrivain sous la houlette d'un majordome luciférien.
Celui ci les invite à donner leur avis sur le talent de ces jeunes acteurs.
Le lieu, le sujet, tout est là pour nous faire entrer par des miroirs subtils dans une sorte de grand vertige que le sourire tendre d'Alain Resnais borde, un peu comme une mère qui accompagne son enfant dans le sommeil, d' un conte horrible, ou il se reconnaît à la fois lui... et autre. Vertige dont il ne peut se sortir qu'en s'appaisant dans le sommeil pour renaître, tel l'oiseau phényx ,au mâtin dans la pleinitude de ses sens et de son action...
La confrontation de ces générations d'acteurs est une leçon de théâtre à ciel ouvert; peu importe le sujet... peu importe l'âge... seul l'amour du théâtre les emporte...et tel le poème, la jeune troupe semble dire « Ce sont des gens qui s'aiment
Qui sont passés ici.
Ce ne sont plus les mêmes.
Passerons nous ainsi?
Et de cette interrogation « Mais enfin, répondez moi, sacrebleu! Où est Orphée?
la merveilleuse dernière réplique de la pièce: montrant le couple enlacé qu'il ne voit pas, Monsieur Henri répond: « Orphée est avec Eurydice, enfin! »
Cette pirouette qui ouvre toujours l'espoir de l'insoutenable légèreté de la vie qui s'échappe et rebondit:une image d'un jeune homme de 90 ans: Alain Resnais...
jeudi 13 septembre 2012
lundi 10 septembre 2012
dimanche 9 septembre 2012
Le centaure et l'animal Bartabas et Ko Murobushi
Le Centaure et l'animal.
Bartabas et Ko Murobishi du 8 au 22 septembre à la MC93 de Bobigny
« Le tout est dans le tout » se confronter à lui n'est pas chose si facile...Bartabas aime les défis et la rencontre avec Ko Murobishi maître d'un butô « douloureux et violent » est une gageure.
Comment réunir dans un même espace, dans un même temps, le travail sur le corps du Butô et le travail de l'homme et de son cheval ?
Chacun sculpte son travail dans le vide... mais il y a une sorte de disproportion due à la mise en scène : l' homme à cheval(le centaure) se meut d'une façon ascensionnelle. L'homme du Butô retrouve son animalité... un croisement....mais juste à l'avant de la scène, cette position fait que parfois le public perd quelque chose du dialogue.
La scène est vide argentée, sur un piano de côté, immobile le petit homme foetal va s'animer sur des paroles du chant de Maldoror. La pénombre oblige le regard du spectateur et son oreille à se foccaliser sur le moindre mouvement.
Le rêve cauchemardesque de ce petit cheval monté par un cavalier sans visage et sans mains qui passe et repasse se jouant des volutes de son suaire gris comme Loic Fuller précurseur de la danse moderne qui la première a compris le rôle de la lumière...
Bartabas est un homme d'images . Elles vont s'enchainer comme un trait indestructible dans l'éphémère; parfois un peu répétitives tel un voyage imaginaire reproduisant le lent travail d'approche de l'homme et du cheval...
Cocteau est présent dans cet homme à tête de cheval dont la main calme l'intranquillité...Delacroix aussi dans la fusion vigoureuse du contemplant et du contemplé...
Mais ce qui me semble à moi étourdissant c'est l'art équestre qui prend tout à coup possession de l'espace non pas dans son étendue mais dans la concentration partagée de l'homme et du cheval subjugué l'un par l'autre... Le rassembler ... terme de la technique équestre (provoquer la mise en tension musculaire soit sur place, ou en marche sans produire d'accroissement de vitesse) donnant juste la cadence... ce terme désigne parfois lors d'un concerto le moment ou le soliste écrit sa propre variation sur le thème...C'est le moment poètique par excellence ou refusant le spectaculaire le centaure inaccessible déploie la plus haute séduction.
samedi 8 septembre 2012
jeudi 6 septembre 2012
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