mercredi 13 avril 2011
mardi 12 avril 2011
Beckett le dernier poême
Folie —
folie que de —
que de —
comment dire —
folie que de ce —
depuis —
folie depuis ce —
donné —
folie donné ce que de —
vu —
folie vu ce —
ce —
comment dire —
ceci —
ce ceci —
ceci-ci —
tout ce ceci-ci —
folie donné tout ce —
vu —
folie vu tout ce ceci-ci que de —
que de —
comment dire —
voir —
entrevoir —
croire entrevoir —
vouloir croire entrevoir —
folie que de vouloir croire entrevoir quoi —
quoi —
comment dire —
et où —
que de vouloir croire entrevoir quoi où —
où —
comment dire —
là —
là-bas —
loin —
loin là là-bas —
à peine —
loin là là-bas à peine quoi —
quoi —
comment dire —
vu tout ceci —
tout ce ceci-ci —
folie que de voir quoi —
entrevoir —
croire entrevoir —
vouloir croire entrevoir —
loin là là-bas à peine quoi —
folie que d’y vouloir croire entrevoir quoi —
quoi —
comment dire —
comment dire
folie que de —
que de —
comment dire —
folie que de ce —
depuis —
folie depuis ce —
donné —
folie donné ce que de —
vu —
folie vu ce —
ce —
comment dire —
ceci —
ce ceci —
ceci-ci —
tout ce ceci-ci —
folie donné tout ce —
vu —
folie vu tout ce ceci-ci que de —
que de —
comment dire —
voir —
entrevoir —
croire entrevoir —
vouloir croire entrevoir —
folie que de vouloir croire entrevoir quoi —
quoi —
comment dire —
et où —
que de vouloir croire entrevoir quoi où —
où —
comment dire —
là —
là-bas —
loin —
loin là là-bas —
à peine —
loin là là-bas à peine quoi —
quoi —
comment dire —
vu tout ceci —
tout ce ceci-ci —
folie que de voir quoi —
entrevoir —
croire entrevoir —
vouloir croire entrevoir —
loin là là-bas à peine quoi —
folie que d’y vouloir croire entrevoir quoi —
quoi —
comment dire —
comment dire
lundi 11 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
samedi 9 avril 2011
vendredi 8 avril 2011
jeudi 7 avril 2011
mercredi 6 avril 2011
mardi 5 avril 2011
lundi 4 avril 2011
For Pina Wim Wenders

Pina, le film de Wim Wenders...
Dansomanie
For Pina.
J'ai toujours voulu faire ce film... dit Wim Wenders. Il lui en parle à Venise. Il le commence 20 ans après, avec l'idée qu'il a enfin trouvé la manière « d'être à la hauteur » par le 3D et avec la pensée qu'elle va travailler avec lui... elle disparaît... 2 jours avant les essais...et il chavire de douleur.
C'est à la demande de ses danseurs qu'il va reprendre son travail.
Le tournage se fait donc en 2 parties. En 2009 ils décident ensemble des 4 ballets et les remettent au répertoire du Tanztheater: Le Sacre, Café Muller, Vollmond, Kontakthof.
Ce qui importe c'est le regard de Pina et l'espace de sa création.
A partir du 30 juin 2009 il est seul pour l'imaginer .
En 2010, les 70 techniciens et les danseurs tournent, et le film est monté en 6 mois.
Peu d'images d'archives, mais chaque image et le génie de Wim, explorent le regard neuf de Pina sur une technique jamais employée pour la Danse.
Qu' apporte le 3D?
Curieusement c'est dans la première partie, celle ou on peut imaginer qu'elle était encore là, et qu'elle sélectionne, que l'apport est le plus convainquant.
Revoir le Sacre, avec les lignes de force de sa chorégraphie qui se meuvent dans l'espace, en opposition avec les visages et leurs expressions, nous faisant passer alternativement de la véracité du mouvement à la vérité de l'émotion, a quelque chose de profondément émouvant.
Dans Café Muller, l'oeil de Pina Bausch a disposé, quelque part plus en arrière, un corps dansant allongé dans sa douleur, que notre oeil, du fait de son pouvoir convergent, sur le couple dissocié du premier plan, n'a pas franchement perçu. Le jeu des caméras 3D le restitue comme une ombre allégorique.
La Danse est un « art vivant » et la caméra 3D en fait surgir tout l'espace intérieur.
Les metteurs en scène avaient souvent l'habitude de travailler avec des maquettes et Wim Wenders se sert de cette « maison de poupées »dans la deuxième partie qui représente la salle de « café Muller » pour signifier le changement du regard. Ce n'est plus le point de vue de Pina, elle n'est plus là, mais c'est le regard de chacun de ses danseurs sur ce qu'elle leur disait et comment cela se répercutait dans leur être et dans leur danse. Ils en parlent chacun, en voix off, dans des plans américains puis dansent . Ils sont là devant nous comme le reflet exacte de la pensée de Pina parcequ'ils ont été scanné par elle et c'est eux qui ont la charge de transmettre aux générations futures.
Beaucoup d'extérieurs sont filmés dans cette deuxième partie, l'air, l'eau, la terre comme un besoin de revenir aux origines. « Quant on est sans voix il n'y a plus que la danse » dit elle .
Sans voix, devant la rythmicité infini des saisons et le temps défini de l'humain, c'est sur cette sarabande des saisons, dansée par les 36 danseurs de sa troupe, que commence et se termine le film. Une spirale en 3D dont la naissance s'est effacée mais qui continue à s'élever légère comme poussée par une force irrésistible: le regard voyant de Pina.
dimanche 3 avril 2011
jeudi 31 mars 2011
Two
Oui, Two est un moment toujours énigmatique, d'une saisissante beauté, par la précision d'un mouvement qui reste à mon sens inégalée. Fluides, rythmiques, les mains,les bras, les épaules, le dos décrivent des figures complexes qui ne peuvent prendre naissance que si le regard intérieur de la danseuse leur donne un sens...c'est alors l'air qui dessine le corps et qui vibre en lui...
dimanche 27 mars 2011
jeudi 24 mars 2011
mercredi 23 mars 2011
mardi 22 mars 2011
lundi 21 mars 2011
samedi 19 mars 2011
vendredi 18 mars 2011
jeudi 17 mars 2011
mardi 15 mars 2011
lundi 14 mars 2011
dimanche 13 mars 2011
samedi 12 mars 2011
vendredi 11 mars 2011
jeudi 10 mars 2011
mardi 8 mars 2011
lundi 7 mars 2011
dimanche 6 mars 2011
samedi 5 mars 2011
merci Jalel
Riveraine de la rivière
Ahmed Chawki
Emu, ô riveraine de la rivière, j’ai revu à ton souvenir comme des rêves
Je me suis représenté ton amour dans ma mémoire et dans mon songe car les souvenirs sont l’écho volubile des années
Je suis passé par les jardins de la colline verdoyante où j’avais l’habitude de te voir
Des visages et des regards m’ont souri j’ai alors retrouvé dans leur souffle ton sourire
Je ne savais ce qu’était la vraie étreinte jusqu’au jour où, tendrement, mon bras t’a enlacée
Les formes de ton corps ondoyèrent sous ma main et tes joues s’en enflammèrent
Je suis alors entré dans deux nuits : ta chevelure et le soir qui descendait et j’ai embrassé comme un clair matin ta bouche
Les paroles se sont tues et mes yeux se sont dans le langage de l’amour adressés aux tiens
Ni la veille ni le lendemain ne faisaient plus partie du temps qui n’était plus tout entier que l’instant de ta confiance.
Traduction de Jalel El Gharbi
Ahmed Chawki
Emu, ô riveraine de la rivière, j’ai revu à ton souvenir comme des rêves
Je me suis représenté ton amour dans ma mémoire et dans mon songe car les souvenirs sont l’écho volubile des années
Je suis passé par les jardins de la colline verdoyante où j’avais l’habitude de te voir
Des visages et des regards m’ont souri j’ai alors retrouvé dans leur souffle ton sourire
Je ne savais ce qu’était la vraie étreinte jusqu’au jour où, tendrement, mon bras t’a enlacée
Les formes de ton corps ondoyèrent sous ma main et tes joues s’en enflammèrent
Je suis alors entré dans deux nuits : ta chevelure et le soir qui descendait et j’ai embrassé comme un clair matin ta bouche
Les paroles se sont tues et mes yeux se sont dans le langage de l’amour adressés aux tiens
Ni la veille ni le lendemain ne faisaient plus partie du temps qui n’était plus tout entier que l’instant de ta confiance.
Traduction de Jalel El Gharbi
vendredi 4 mars 2011
Vertical Road Akram Kahn
Si la verticalité est une caractéristique humaine, le sens de l'équilibre (qui est un sens du mouvement) est une notion qui fait intervenir des récepteurs et un centre de commande, le cerveau.
Ces récepteurs sont montés en parallèle. En cas de non fonctionnement d'un récepteur, sa lésion n'interrompt pas la fonction.
Pour avoir un bon équilibre...
Une bonne vision est nécessaire, une bonne vision centrale, c'est ce qui nous permet par exemple de lire
mais aussi une bonne vision périphèrique : le regard, la motilité oculaire, la convergence nous permettent d'avoir une idée précise de l'espace dans lequel nous vivons. .
L'appareil vestibulaire, dans l'oreille interne permet de savoir à chaque instant comment la tête, et donc les yeux, sont placés par rapport à la verticalité.
Le sens proprioceptif, le cerveau sait à chaque instant, quelle forme le corps a dans l'espace, grace à des petits récepteurs
périphèriques au niveau de la peau mais aussi profonds dans les muscles, os, articulations, tendons.
Au niveau de la plante des pieds des récepteurs à la pression indique au cerveau comment le corps est placé par raport à la verticalité, trop en avant il peut chuter et le cerveau adressera un ordre aux muscles poturaux pour maintenir l'équilibre...
Toutes ces informations doivent être cohérentes. Le cerveau enverra alors des ordres adaptés aux muscles posturaux...
Dans le cas contraire, des signes dits "fonctionnels" vont se manifester fatigue, vertiges avec impression de tangage pouvant aller jsqu'à la nausée maux de tête douleurs musculaires cervicalgies dorsalgies lombalgies...et chez l'enfant des troubles "dys" dyslexie...
La discipline médicale qui s'occcupe de ceci s'appelle" La posturologie" elle regroupe des médecins, des orthoptistes, des podoposturologues et elle sait traiter ces différents troubles...
jeudi 3 mars 2011
mardi 1 mars 2011
lundi 28 février 2011
dimanche 27 février 2011
samedi 26 février 2011
vendredi 25 février 2011
mercredi 23 février 2011
lundi 21 février 2011
dimanche 20 février 2011
pour...flute un trou de mémoire
oui ça pleut des cordes
et Paris est tout gris place de la Concorde
je sautille quelques flaques
histoire de démeler les reflets argentés
oh oh vous vous prenez pour qui la p'tite dame... vous aliiez faire trempette
je crois qu'il est pompette
et que son oeil frise un peu en tire bouchon
monsieur pas d'émoi je suis vieille déjà
quant à se baigner dans les fontaines
il faut être être à Trèvi ou bien un peu sirène
celle que j'entends là striduler ne présage rien de bon laissez moi votre nom
et dans mes rêves je ne manquerai pas de vous appeler
pour traverser le gué
et Paris est tout gris place de la Concorde
je sautille quelques flaques
histoire de démeler les reflets argentés
oh oh vous vous prenez pour qui la p'tite dame... vous aliiez faire trempette
je crois qu'il est pompette
et que son oeil frise un peu en tire bouchon
monsieur pas d'émoi je suis vieille déjà
quant à se baigner dans les fontaines
il faut être être à Trèvi ou bien un peu sirène
celle que j'entends là striduler ne présage rien de bon laissez moi votre nom
et dans mes rêves je ne manquerai pas de vous appeler
pour traverser le gué
samedi 19 février 2011
vendredi 18 février 2011
jeudi 17 février 2011
lundi 14 février 2011
dimanche 13 février 2011
vendredi 11 février 2011
Le discours d'un Roi
Syndrome de déficience postural évident: asymétrie de la posture visible par l'inclinaison de la tête entrainant des contractures musculaires et un dysfonctionnement... et des douleurs...rééduqué par des méthodes posturologiques...du beau travail... un film dont la mise en scène est particulièrement efficace: belle histoire, comédiens d'une extrême justesse, caméra prècise et inventive...
jeudi 10 février 2011
mercredi 9 février 2011
mardi 8 février 2011
"Un tramway nommé désir" à la Comédie Française
Tenessee William est de ceux dont on pense qu'ils donnent au plus juste, l'idée d'une vision américaine de la société sudiste au prise avec la moiteur du climat et à l'exacerbation des sens.
Lee Breuer « électron libre de la scène américaine » met la pièce en scène à la Comédie Française et emploie le mot « magie » et non de réalisme.
Il faut aimer beaucoup la magie du « hors champ » pour oser associer à cette pièce, un décor fait de panneaux-écrans (métaphore du film d'Elia Kazan dit Basil Twist scènographe de la pièce ) en successions rapides, représentant des estampes japonnaise qui glissent, se ferment ou s'ouvrent en différents plans.
Ces écrans semblent contruire l'ailleurs d'un espace qui pourrait être, comme l'espace du langage, une représentation d'idées. L'idée d'une déchirure violente extrêmement contenue peut être celle d'un cerveau malade au prise avec la schizophrénie qui recontruit complêtement un espace, pour pouvoir exister.
Cette idée est assez efficace de même que l'est, l'emploi des silhouettes noires et voilées ( celui qui agit, du bunkaru, marionnettes japonnaises), présentant les objets aux acteurs... cigarettes, bouteilles ...
Blanche arrive chez sa petite soeur Stella qui vit dans un quartier populaire de la Nouvelle Orléans. Rompant avec ses liens familliaux, Stella a épousé un homme, Stanley, par attirance physique.
Celui ci fume, boit et joue aux cartes . Il ne voit pas d'un bon oeil l'installation dans leur appartement exigu, de cette belle soeur qui, à la première entrevue a su résister à ses charmes .
Ancien professeur, Blanche, se donne des airs de grande dame et annonce que le domaine de leur enfance est perdu. Elle semble être heureuse de la cour pressante du copain de beuveries: Mitch.
Stanley Kowalski va découvrir peu à peu qu'en fait de grande dame, elle a vécu dans un hotel louche et que son amour des petits garçons l'a exclu du millieu scolaire... mais surtout que la santé mentale de Blanche a été traumatisé par un grand amour déçu pour son mari, qu'elle a découvert homosexuel , son rejet a poussé ce jeune homme au suicide.
L'histoire magnifiée, protège l' équilibre mentale de Blanche et Stanley va s'appliquer à tout démolir... Il la fera interner après avoir abusé d'elle...pendant que sa femme met au monde leur enfant.
Le personnage de Blanche et sa longue agonie est merveilleusement joué par Anne Kessler qui se plait à lui donner des airs de Delphine Seyrig ;
En face, Eric Ruf ,campe un magistral et animal Stanley, dans une autre tessiture que Marlon Brando, un peu moins ambigu peut être, mais remarquablement crédible à notre époque.
Lee Breuer « électron libre de la scène américaine » met la pièce en scène à la Comédie Française et emploie le mot « magie » et non de réalisme.
Il faut aimer beaucoup la magie du « hors champ » pour oser associer à cette pièce, un décor fait de panneaux-écrans (métaphore du film d'Elia Kazan dit Basil Twist scènographe de la pièce ) en successions rapides, représentant des estampes japonnaise qui glissent, se ferment ou s'ouvrent en différents plans.
Ces écrans semblent contruire l'ailleurs d'un espace qui pourrait être, comme l'espace du langage, une représentation d'idées. L'idée d'une déchirure violente extrêmement contenue peut être celle d'un cerveau malade au prise avec la schizophrénie qui recontruit complêtement un espace, pour pouvoir exister.
Cette idée est assez efficace de même que l'est, l'emploi des silhouettes noires et voilées ( celui qui agit, du bunkaru, marionnettes japonnaises), présentant les objets aux acteurs... cigarettes, bouteilles ...
Blanche arrive chez sa petite soeur Stella qui vit dans un quartier populaire de la Nouvelle Orléans. Rompant avec ses liens familliaux, Stella a épousé un homme, Stanley, par attirance physique.
Celui ci fume, boit et joue aux cartes . Il ne voit pas d'un bon oeil l'installation dans leur appartement exigu, de cette belle soeur qui, à la première entrevue a su résister à ses charmes .
Ancien professeur, Blanche, se donne des airs de grande dame et annonce que le domaine de leur enfance est perdu. Elle semble être heureuse de la cour pressante du copain de beuveries: Mitch.
Stanley Kowalski va découvrir peu à peu qu'en fait de grande dame, elle a vécu dans un hotel louche et que son amour des petits garçons l'a exclu du millieu scolaire... mais surtout que la santé mentale de Blanche a été traumatisé par un grand amour déçu pour son mari, qu'elle a découvert homosexuel , son rejet a poussé ce jeune homme au suicide.
L'histoire magnifiée, protège l' équilibre mentale de Blanche et Stanley va s'appliquer à tout démolir... Il la fera interner après avoir abusé d'elle...pendant que sa femme met au monde leur enfant.
Le personnage de Blanche et sa longue agonie est merveilleusement joué par Anne Kessler qui se plait à lui donner des airs de Delphine Seyrig ;
En face, Eric Ruf ,campe un magistral et animal Stanley, dans une autre tessiture que Marlon Brando, un peu moins ambigu peut être, mais remarquablement crédible à notre époque.
lundi 7 février 2011
dimanche 6 février 2011
vendredi 4 février 2011
mardi 1 février 2011
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