mardi 11 janvier 2011

Résumé de "L'art de la déconstruction" théatre de la ville Sonia Schoonejans

Derrida publie en 1967 «De la grammatologie»: L'oral a toujours primé sur l'écrit, celui ci n'étant qu'une consignation de la parole. Il faut donc une nouvelle lecture des grands textes. Porter son intérêt sur ce qui semble aller de soi ou ce qui reste souvent négligé; Il s'opère ainsi un déplacement, une foccalisation sur le détail. Cette grille de lecture dépasse le domaine philosophique et littéraire pour gagner les sciences humaines, l'architecture et d'autres arts vont s'en inspirer.
Aux USA c'est le naufrage des utopies, et en 1988 une exposition organisée par le MOMA à New York regroupe les principaux adeptes d'une architecture qui soumet le constructivisme et le futurisme russe des années 20 à l'analyse deridienne: Franck Gehri: la maison dansante, Zaha Hadid, Bernard Tschumi, Daniel Libeskind.
Dans le monde de la danse, William Forsythe, que l'on considère comme le successeur de Balanchine est un passionné de rock et de comédies musicales, maitre du ballet de Francfort jusqu'en 2004 et grand amateur de philosophie. Il applique cette théorie à la danse. Il retaille le style classique sur pointe et notemment celui de Balanchine. Il intègre la chute, l'échec. La danse est désarticulée, le mouvement ne part plus d'un centre mais de plusieurs à la fois et les axes sont multiples.
« Artifact » en 1984 s'impose par sa recherche sur le déséquilibre, la complexités du mouvement et sa vitesse mais aussi par une déconstruction de tous les matériaux du spectacle.
A partir de 1991, « Loss of small details », il intègre le danseur à sa recherche, la vitesse fait place à la lenteur le ballet parle de la durée, la transformation, la décomposition mais aussi de l'attention de l'un pour l'autre.
« Impressing the czar » est un ballet de 1985 il met en scène l'histoire de la danse sur un échiquier géant; dont la deuxième partie est constituée par «  In the middle somewhat elevated » créé indépendamment l'année précédente avec Sylvie Guillem à l'opéra de Paris
Son dernier travail présenté à Montpellier étudie comment émerge une chorégraphie chez des amateurs...

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