dimanche 13 novembre 2011

Casserole

la mort à petis pas discrets
passait tout près de moi
acouphène rythmique qui s'emparait du temps
sur le pont dans le vent
presque sans amertume
je la toisais
t'es cap
alors elle déployait son rire
presque à mordre
la nuit quand je rentre chez moi
c'est la dernière passante

6 commentaires:

le bourdon masqué a dit…

pas cicatrisée ?

laurence a dit…

et ce poême vous ne l'aimez pas... les russes disent l'important n'est pas la cicatrisation mais la souffrance... au début j'étais révoltée mais au bout de trois ans convaincue ...quand à la suite elle est en marche vers Beaudelaire excusez moi du peu... j'ai été à bonne école...

Anonyme a dit…

J'ai l'habitude de dire "pain is inevitable, suffering is optional!"

Merci pour l'hommage, j'y suis très sensible,

laurence a dit…

mais voyons Achille Talon, nous le savons tous...

Hervé SUCHET a dit…

Pendant l'Occupation nos parents avaient coutume et obligation de rentrer avant le couvre-feu.
Toujours courir pour rentrer avant.
H.S.

laurence a dit…

En fait tout à l'heure sous le pont il y avait une horde de rats nombreux près de la poubelle un seul noir courrait le long du parapet il se la jouait heureux d'avoir réussi à rompre ...